COTELUB relève le défi GEMAPI

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Depuis le 1er janvier 2018, la loi attribue aux communautés de communes une nouvelle compétence sur la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations (GEMAPI). COTELUB va donc devoir s’adapter à cette situation. Jean-Louis Robert, maire de Villelaure et conseiller communautaire à la GEMAPI et Fernand Perez, maire de Cadenet et vice-président de la commission GEMAPI, nous expliquent d’une seule voix comment le territoire va relever ce défi.
Concrètement, que va entraîner la compétence GEMAPI en 2018 ?
On a voté un budget de 250 000 euros et on recrutera un chargé de mission avant l’été. Il faudra ensuite travailler avec un bureau d’études qui établira un diagnostic. On mettra ensuite en application ce que ce bureau d’études décidera. 
Que va faire ce chargé de mission ?
Il va devoir travailler avec le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) qui fera le diagnostic complet. Car il faut savoir que la compétence GEMAPI a été attribuée au 1er janvier 2018, mais on a jusqu’au 1er janvier 2020 pour que le système soit bien rôdé.
Y-a-t-il des points positifs à ce changement?
Oui, par exemple ce n’est pas plus mal qu’on ait désormais cette compétence, même si ça a un coût, car ça va nous obliger à réaliser un bilan complet des risques sur l’ensemble du territoire. GEMAPI, ce n’est pas que la prévention des inondations, c’est une mise en valeur environnementale de nos milieux aquatiques, du tourisme… Bref, c’est la vie d’un territoire avec tout ce qu’il y a à gérer et à mettre en valeur. 
Que représente ce défi pour vous ?
Il faut répondre exactement aux besoins du territoire pour gérer la question de l’eau, c’est à dire protéger les personnes et les biens, et évaluer les travaux à effectuer. On va pouvoir enrichir la qualité environnementale de notre territoire en faisant découvrir un tas de choses que les gens ne connaissent pas. Il y a ici des milieux aquatiques qui sont très importants à préserver. GEMAPI va servir à maintenir, entretenir, protéger et mettre en valeur cette richesse du territoire.
Quelles vont être les répercussions pour les habitants ?
Selon le texte officiel, la loi dit qu’on peut créer une taxe, avec un maximum de 40 euros par habitant. On ne va pas imposer les gens de ce montant là ! Comme on a décidé un budget de 250 000 euros, la Direction Générale des Finances va impacter cette somme sur les différentes taxes que nous payons déjà, c’est à dire la taxe d’habitation, le foncier bâti, le foncier non bâti et la CFE. 
Cette compétence n’est-elle pas la suite logique des orientations environnementales prises par notre société actuelle ?
On peut dire que c’est complémentaire. Et ce ne sont pas que des paroles. Nous sommes deux maires très concernés et très impliqués. On a effectué une préparation pour que tous les élus et les maires soient informés au mieux sur GEMAPI, afin que tout le monde adhère au projet.
Avez-vous le sentiment que l’Etat se désengage ?
Oui. Jusqu’à maintenant, on avait des structures qui nous permettaient d’avoir des aides de l’Agence de l’eau et de l’État. Aujourd’hui, ça devient de plus en plus difficile avec les restrictions budgétaires. Désormais, les maires des communes sont obligés d’expliquer aux citoyens qu’il y a de plus en plus de pression fiscale et de moins en moins d’aides. Mais il faut voir aussi que c’est une forme de solidarité au niveau local. Parce qu’il y a des communes qui ne sont pas du tout concernées et qui vont payer. C’est une solidarité intercommunale en quelque sorte.

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