Subito Presto sublime les différences

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Subito Presto sublime les différences

Diplômée d’Etat du Piccolo Teatro de Milan, formatrice en psychomotricité, en danse contemporaine et analyse du mouvement, ainsi qu’à la technique F.M Alexander (méthode éducative), Lucia Carbone est une artiste aux multiples facettes. Avec sa compagnie Subito Presto et en lien avec COTELUB*, elle propose un spectacle intitulé « Côta-côte », pour les enfants (0 à 6 ans), le 14 décembre à 10H30 à la salle du Parc (La Tour d'Aigues). Une représentation drôle et poétique qui aborde le thème de la différence. Interview, avec l’accent italien.

Quel est votre parcours ?
Lucia Carbone : Je suis une artiste de 60 ans originaire d’Italie, qui s’est ensuite installée à Tours puis Paris. Mais je viens du sud de l’Italie, Paris ne me plaisait pas trop. Alors je suis descendue à Avignon, où j’ai rencontré les 2 autres fondateurs du collectif Subito Presto : Yvon Bayer et Catherine Vernerie.

Pouvez-vous nous en dire plus sur Subito Presto ?
LC : C’est un collectif de danse-théâtre. En tant qu’artistes et citoyens nous nous plaçons au centre de la vie quotidienne. Mais notre particularité est qu’on est ouvert à l’autre. On aime mélanger les disciplines comme la danse, la comédie, la chanson… Notre activité a toujours lié création, pédagogie et engagement auprès des acteurs socio-culturels. Tout ce qui nous permet d’avancer, on le partage !

A quoi ressemble votre spectacle « Côta côte » ?
C’est un spectacle qui a pour thème principal la différence. Il a été imaginé en 2015 mais il évolue depuis car il nous permet beaucoup de liberté. Sur scène, il y a deux personnages, Serge Néri et moi, séparés par une frontière. D’un côté, un univers blanc, très carré, avec des vêtements bien rangés. De l’autre,  tout est en couleur, avec un univers rêveur et plein de fringues partout. Je me suis inspirée de la chambre de ma fille !

Que se passe-t-il ensuite ?
Au début, les 2 personnages évoluent chacun de leur côté, dans leur espace, sans se regarder. Petit à petit, la rencontre se fait et ils vont, via des verres, « goûter » l’autre. La frontière disparaît peu à peu et une porte s’ouvre…

Qu’attendez-vous de cette représentation ?
Que les enfants prennent du plaisir ! On revient parfois les voir quelques temps après le spectacle. Ils dessinent leurs souvenirs et leurs impressions. Ils saisissent les différences et se souviennent de la rencontre entre les deux personnages. Ils comprennent tout.

Plus globalement, que vouliez-vous communiquer à travers ce spectacle ?
D’abord, je voulais faire un travail sur le silence pour mettre en évidence le mouvement, le regard, la respiration. Ensuite, au niveau du message, je voulais montrer que dans la différence, on peut se retrouver.

* en 2015 : des assistantes maternelles ont pu bénéficier d'une initiation à sa technique.