A la rencontre de l'Islande

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Depuis 2009, la Maison Familiale Rurale à La Tour d'Aigues propose à ses étudiants une immersion professionnelle à l'étranger...

À la rencontre de l’Islande

En février dernier, les jeunes de terminale bac pro services à la personne et aux territoires, sont partis vivre un mois de stage professionnel en Islande. Rebekka Belk, coordinatrice en mobilité à la Maison Familiale Rurale (MFR) à la Tour d’Aigues, nous raconte ce voyage, au pays du feu et de la glace.

Quel est l’objectif de votre travail ?
Mon objectif est de créer les conditions optimales pour que des jeunes, de la MFR et du territoire, puissent vivre une expérience de mobilité à l’étranger : un stage professionnel d’un mois en Islande, un échange franco-allemand ouvert à tous les jeunes du territoire, des courts séjours interculturels...

Quel était le but de ce voyage en Islande?
Constater les pratiques pédagogiques et éducatives dans les écoles islandaises. A la MFR nous pensons que vivre une expérience à l’étranger, aller à la rencontre d’une autre culture, permet de gagner en ouverture d’esprit et d’approfondir des compétences professionnelles.

Comment ce type de projet se monte ?
Ces projets sont possibles grâce au travail de toute une équipe, des partenaires engagés auprès de nos élèves sur le territoire et aux subventions de partenaires tels que Erasmus+, l’OFAJ et le Conseil Régional. A chaque mobilité des jeunes de la MFR nous proposons aux partenaires sur le territoire d’accompagner et vivre eux aussi une mobilité.  Cette année nous avons souhaité mettre en place un projet autour de la petite enfance. Nous avons donc proposé à la coordinatrice de la petite enfance de COTELUB, Daphné Martinez, d’aller à la rencontre des écoles islandaises.

Comment cela s’est passé ?
Le séjour est intense, mais extrêmement riche ! Nous avons constaté des pratiques professionnelles innovantes que nous souhaitons pouvoir filmer lors de la prochaine mobilité, afin qu’un maximum d’acteurs de la petite enfance sur le territoire Sud Luberon puisse en bénéficier.

Que retiennent les élèves de cette expérience à l’étranger ?
La mobilité c’est une vraie expérience de vie. Les élèves ont appris à vivre en autonomie, à gérer leurs appartements, à maîtriser leur budget. Ils ont dépassé leurs craintes de pouvoir communiquer dans une langue étrangère et ont pu découvrir d’autres pratiques professionnelles. Tous ont fait de très belles rencontres, certaines ayant même eu l’opportunité de rencontrer le Président Islandais. Ils ont découvert un pays des extrêmes entre le feu et la glace. Ils se sont baignés dans les sources d’eau chaude et ont affronté la pire tempête de neige depuis 1930. Si beaucoup avaient peur d’y aller, aujourd’hui ils souhaitent tous repartir. Ils savent qu’ils ont en eux les capacités pour affronter leur avenir.

Que retirez-vous personnellement de ce périple?
Qu’il faut créer encore plus d’opportunités de mobilité. Tous les jeunes devraient avoir de telles opportunités !  D’anciens élèves m’écrivent souvent pour me demander de repartir, en me disant que cela a été pour eux un des meilleurs mois de leur vie.