La jeunesse du territoire se mobilise pour aider les Antilles

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La jeunesse du territoire se mobilise pour aider les Antilles
Depuis mi-octobre, l’animateur territorial de 47 ans, Bruno Labat, mène avec une quinzaine de jeunes du territoire une action de solidarité, afin de venir en aide à la jeunesse de l'île de Saint-Martin, aux Antilles. Pour le moment, plus de 1000 euros ont été collectés, et l'on peut encore participer à la collecte.

« Tout est parti d’un article de presse du journal Libération, que j’ai amené à un atelier périscolaire », confie Bruno. Avec les adolescents du Secteur Jeunes de l'Aiguier, ils commentent et analysent, critiquent le ton utilisé, la rédaction des articles (dans le quotidien français). Ils y découvrent les limites de l’action de l’Etat et les dégâts catastrophiques de l’ouragan. Très vite, un projet se dégage et les jeunes souhaitent réagir de manière positive. « Ils ont tout de suite eu envie d’agir, de se mobiliser, et montrer que même si on était de l’autre côté de l’Atlantique, on pouvait aider.»
La solidarité se met en marche. Des urnes sont installées dans les 16 communes du territoire, notamment dans les commerces. Des affiches sont posées et les habitants sont sollicités pour faire grossir la cagnotte. « Il y a encore des actions de charité à mener, mais ça a bien fonctionné, précise l’animateur, le but est d’atteindre la barre des 2000 d’ici mi-janvier. » Pour le moment, 1090 euros ont été récoltés. Il est possible de donner directement sur Internet via le site Leetchi (lien en fin d’article). La somme sera ensuite directement envoyée à la collectivité de Saint Martin.

Depuis deux mois donc, des jeunes entre 12 et 15 ans démarchent un peu partout. L’un d’eux a raconté à Bruno une anecdote à Mirabeau. Une vieille dame venait chercher son pain à la boulangerie. Elle ne connaît pas Saint Martin mais écoute les arguments de l’adolescent avec attention. Alors qu’elle a des difficultés à marcher, elle repart à pieds chercher de l’argent jusqu’à sa maison, puis revient pour participer. « Comme quoi, ça crée du lien social des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi juste à côté de chez nous.  Il continue : « C’est très valorisant de voir la sensibilité des gens. Mon but comme animateur est aussi d’éveiller les consciences. Et je pense que c’est cette jeunesse qui va donner un regard plus positif sur l’autre, sur la différence. »
Le territoire s’est mobilisé et Bruno a pu compter sur le soutien du collège Albert Camus, du centre social Aiguier, de COTELUB ou encore d’élus locaux. « Comme Antillais d’origine, j’ai connu moi même 4 cyclones, avoue l’animateur. Rien de grave n’est arrivé à ma famille sur place. Heureusement, ils ne vivent pas à Saint Martin. Là bas, la situation est catastrophique. Quand les gens ont appris ce qu’on faisait ici, ils ont été très touchés.»

Le but de la récolte consiste à permettre l’achat de fournitures scolaires ou sportives dans un premier temps. « Un lien s’est tissé entre les jeunes », selon Bruno. Mais l’animateur voit plus loin et pense déjà à une 2ème étape : « faire venir des élèves de Saint martin ici, et ensuite envoyer les jeunes là bas. Peut être l’année prochaine ? ». Un Fond d’Initiative Jeune (F.I.J.) est envisagé pour collecter auprès des entreprises notamment. Le projet semble « réalisable, selon lui, car on a les moyens de le faire ». L’histoire continue.

Pour participer : https://www.leetchi.com/c/solidarite-saint-martin-antilles

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