Une semaine pour se bouger

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Une semaine pour se bouger

Le Challenge Mobilité, en lien avec l’association ZAPT Provence, s’est déroulé du 16 au 22 septembre sur l’ensemble du département. Nicolas Amblard, chargé de mission mobilité à COTELUB, nous raconte cette semaine où d’autres modes de déplacement ont été mis en valeur.  

Comment s’est passée cette semaine ?
Plutôt bien. À COTELUB, on n’a pas gagné le Challenge mais on a terminé 3e. Il y a une mobilisation intéressante et une vraie implication en interne. Avec le vélo, le bus ou encore l’autostop, on a utilisé des types de déplacement très variés.

De quoi disposiez-vous à COTELUB ?
On a 3 vélos à disposition pour les déplacements professionnels. Là, on a pu s’en servir pour aller et venir au travail pendant une semaine. On sent d’ailleurs que ça répond à une vraie demande en interne. On a reçu aussi une 2e ZOÉ (voiture électrique).

Quels sont les résultats chiffrés de cette semaine de la mobilité?
Nous sommes 9 personnes à avoir participé. Au total, 493 km ont été parcourus autrement qu’en voiture individuelle. Dans les détails, il y a eu 210 km en vélo, 136 km en covoiturage, 50 km en stop, 50 km en bus et 47 km de marche. À ce sujet, il faut relever l’action de Chrystelle et Adeline qui ont marché 10 km un soir pour rentrer chez elles, de la Tour d’Aigues à Cabrières d’Aigues. Quand on y va avec COTELUB, on ne fait les choses à moitié !

Quel est le but de cet événement ?
Profiter de cette semaine pour mobiliser les gens et tester d’autres moyens de se déplacer. Et du coup faire réfléchir à ces thématiques, sans discours moralisateurs ni culpabilisants. Ca doit être avant tout fun et ludique. Si une personne finit par se dire : « aujourd’hui, je viens en covoiturage », on a l’espoir que ça crée un déclic, ou au moins une réflexion sur le déplacement personnel. Il faut donc mettre en pratique ces alternatives pour balayer les idées reçues et désamorcer les freins à ces déplacements.

Quels sont ces freins ?
On fait partie de ces endroits périurbains, ruraux et peu denses où l’on possède peu de solutions alternatives et la dépendance à la voiture reste très marquée. 80% des déplacements se font d’ailleurs encore en voiture. Les transports en commun ne répondent pas à tous les besoins et le covoiturage peut être largement optimisé. Il y a des points d’amélioration.

Que faut il améliorer selon vous ?
La pratique du covoiturage est faible par exemple, car il n’y a pas vraiment d’aires identifiables. Le potentiel existe pourtant vu le nombre de gens qui se déplacent en voiture. Aussi, le vélo électrique permet aujourd’hui d’aller deux fois plus loin sans effort supplémentaire par rapport au vélo classique. Ca se prête bien à notre territoire vaste, où les distances sont longues, par rapport à la ville. Pour améliorer les choses il faudrait aussi mobiliser au delà du territoire, via une meilleure communication. L’idéal serait que les salariés et les entreprises du territoire voient l’intérêt à s’approprier eux-mêmes ces problématiques. Nous à COTELUB, on peut accompagner ces entreprises sur la mise en place de dispositifs par exemple.

Les mentalités doivent encore évoluer ?
Il faut qu’une réflexion personnelle s’opère : comment j’organise ma journée sans ma voiture, comment je fais pour aller chercher mes enfants, faire mes courses etc. Il ne s’agit pas de révolutionner son quotidien, mais essayer à notre échelle de changer les choses. On peut de temps en temps se déplacer autrement et apporter sa pierre à l’édifice.