Ramassage des déchets : que s'est-il passé cet été ?

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À cause notamment de l’afflux de touristes et donc de l’augmentation conséquente du volume des déchets à traiter, le territoire a dû faire face à une situation complexe cet été. On essaie de mieux comprendre comment ce défi a été relevé avec Guy Genty, vice-président propreté et valorisation à COTELUB.

Comment COTELUB a géré la charge de travail estivale pour maintenir nos villages propres ?
Aujourd’hui, concernant le ramassage des déchets proprement dit, COTELUB collecte les déchets ménagers grâce à un son propre service en régie sur 14 communes du territoire, et par une entreprise privée sur Cadenet et Cucuron. Concernant Cadenet et Cucuron, avec la suppression du porte à porte, la société privée a joué le jeu en ne vidant pas 3 fois par semaine les bacs mais 4 à 5 fois par semaine selon les points, et 6 fois le camping qui regroupe près de 1 000 personnes.

Et pour les autres communes, vous avez dû vous adapter ?
Oui, pour le service de COTELUB, on a su faire face en bousculant nos habitudes et en collectant en fin de journée, en plus du matin. Les équipes ont joué le jeu et modifié leurs horaires, leur façon de travailler, pour essayer de maintenir le cap malgré tout.
Et les communes ont mis la main à la pâte avec leur service technique pour nous aider, on les remercie.

Malgré vos efforts, on a pu constater des débordements. Pourquoi ?
Nous avons rencontré des difficultés sur la collecte des emballages et du verre. Ces déchets sont collectés également par des entreprises privées. Aussi, certaines colonnes de tri ont été cassées. Ces entreprises ont également eu des pannes de camions, qui ont décalé les collectes de 24 à 48h dans l’été.  Nous sommes en discussion avec ces entreprises pour l’application de pénalités financières et le remboursement des colonnes cassées.

D’autres problèmes se sont-ils ajoutés à cette situation ?
Oui, car il reste ensuite l’incivilité des gens, avec des dépôts sauvages aux pieds des colonnes ou des conteneurs. Il faut bien garder à l’esprit que tout dépôt d’encombrant nécessite une logistique pour nettoyer. Une benne de collecte de déchets ne peut pas ramasser des encombrants aux pieds des conteneurs, elle n’est pas équipée pour. C’est pour cela que nos habitants disposent d’un service de collecte des encombrants.

Peut-on chiffrer cette augmentation de tonnage ?
Oui, pour vous donner un exemple, en juillet-août nous sommes autour de 730 tonnes collectées en déchets ménagers, et en mars-avril on se situe autour de 600 tonnes, soit plus de 21 % d’augmentation.

Y-aura-t-il des nouveautés en 2019 ?
Oui, aujourd’hui nous sommes dans l’attente de réception d’un camion neuf supplémentaire. D’importantes réparations mécaniques ont aussi été réalisées, et des formations « poids lourds » sont en cours pour avoir plus de personnel apte à conduire nos camions. Concernant les déchets ménagers, nous allons repenser nos circuits de collecte avec l’aide d’un bureau spécialisé. Concernant le tri sélectif, un nouveau marché de collecte du verre est en cours avec la prise en compte spécifique de la saisonnalité.  De même au niveau des emballages, certains points vont être collectés deux fois par semaine.  De nouveaux points de collecte sélective seront mis en place et le territoire sera renforcé en colonnes. Enfin, nous venons de candidater à l’appel à projet de CITEO pour offrir à notre population la possibilité de trier l’ensemble des plastiques. Dans ce cadre, le parc de colonne devrait être densifié.