Grâce à la French Mobility, COTELUB se fait un A.M.I.

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Elisabeth Borne (Ministre chargée des Transports), Béatrice Grelet (vice-président Cotelub) et Nicolas Amblard (chargé de mission Mobilité)

COTELUB fait partie des lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), « French Mobility -Territoires d’expérimentation de nouvelles mobilités durables.» On en apprend plus avec Nicolas Amblard, chargé de mission mobilité à COTELUB.

 « On vient juste d’apprendre qu’on était pris. C’est une très grande satisfaction, reconnait Nicolas. C’est la première fois que ce genre d’appel est proposé pour ce type de territoire. D’habitude, c’est plutôt pour de grands pôles urbains. » Lancé par le ministère des transports en février, cet AMI vise à mettre en avant des solutions de mobilité innovantes pour les territoires « peu denses», c’est à dire de moins de 100 000 habitants. L’envoi de la candidature a eu lieu en début d’année. Le dossier, composé de plusieurs parties, porte sur le thème de la « voiture partagée », une priorité votée lors de l’élaboration du schéma de mobilité rurale.  

« La cible principale, ce sont les jeunes », précise le chargé de mission mobilité. Le premier axe du dossier propose donc de mettre en place un dispositif d’autostop organisé, via la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) « Rezo Pouce.» L’encadrement de l’autostop se fait par un système d’inscription pour le conducteur (avec un macaron sur la voiture) et pour le passager (via une carte de membre). Un aménagement d’espaces dédiés sur le bord des routes a ensuite été imaginé, afin de faciliter cette pratique plutôt populaire chez les jeunes du territoire. Globalement, ces mesures permettent d’encadrer cette activité, de créer un réseau, de faciliter l’autostop, mais aussi de rassurer les parents.  

Le 2e axe du dossier aborde l’aménagement dans les communes d’espaces de rencontre pour le covoiturage de courte distance, c’est à dire celui qui concerne essentiellement le trajet entre le domicile et le travail. Enfin, le troisième et dernier volet promeut ces nouveaux dispositifs dans les établissements qui accueillent du public dans les villages. Un moyen d’encourager localement ces activités, pousser à opter pour ces pratiques et faciliter leur usage.

Prochainement, une convention avec l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) va être signée. Elle financera, avec l’aide de l’État, la moitié du coût global du dispositif, soit environ 25 000 euros. L’autre moitié est prise en charge par COTELUB. Les travaux ne sont pas encore définis et un calendrier reste à écrire. L’objectif consiste à lancer l’opération en novembre. « Dans les 2 ans à venir, on devrait avoir tous les dispositifs mis en place », confirme Nicolas.

Le jeune chargé de mission se félicite de cette nouvelle mais souhaite souligner tout le travail effectué en amont et regarde vers l’avenir : « Toutes les opérations dont on parle, ce ne sont pas des choses sorties d’un chapeau. Elles ont été discutées à l’occasion de l’élaboration du schéma de mobilité rurale. Ce sont aussi des priorités qui avaient été définies par les élus. Ce que j’ai essayé de faire en montant le dossier, c’est de mettre tout ça en cohérence et l’imaginer de manière durable pour la population (…) J’espère que nos actions inspireront d’autres territoires similaires par la suite. »